Le Rapport sur le coût des vols de données 2026 d'IBM confirme une hausse du coût des violations de données, mais met surtout en évidence plusieurs enjeux directement liés aux travaux de SPAC Alliance : sécurité physique, gestion des accès, chiffrement des données et des communications, dans un contexte où l’intelligence artificielle accélère fortement les capacités des attaquants.
Le coût moyen mondial d’une violation atteint désormais 4,99 millions de dollars, en hausse de 12 % sur un an.
En bref
- 30 % des violations concernent des données stockées sur site, pour lesquelles IBM cite explicitement la sécurité physique et la gestion des accès parmi les responsabilités critiques.
- Près de 10 % des violations impliquent une réplication illicite de données sur support amovible.
- 53 % des organisations victimes d’une violation ne chiffraient pas leurs données sensibles au repos et en transit.
- Les attaques malveillantes pilotées par l’IA ont progressé de 56 % et représentent désormais plus d’une attaque malveillante sur quatre.
30 % des violations concernent des données on-premises
En 2026, les vols de données stockées sur site poursuivent leur hausse (28 % en 2025 et 20 % en 2024).
IBM souligne explicitement que la protection de ces environnements repose notamment sur le patching, la sécurité physique et la gestion des accès.
Un constat qui rappelle qu’une infrastructure numérique reste dépendante de la protection physique des serveurs, équipements réseau, contrôleurs et locaux sensibles. Le contrôle des accès est l'une des premières défenses cyber.
Près de 10 % des violations passent par un support amovible
Ces attaques figurent parmi les plus difficiles à détecter : elles nécessitent en moyenne 258 jours pour être identifiées et contenues, car elles peuvent contourner les défenses cyber classiques.
Pour les zones, équipements et données les plus critiques, la maîtrise des accès doit donc reposer sur un niveau d’authentification adapté au risque. Le recours à des mécanismes renforcés, notamment biométriques, peut contribuer à limiter l’usurpation d’identité et à améliorer la traçabilité des accès.
53 % des organisations ne chiffraient pas leurs données sensibles
Ce chiffre montre un manque alarmant de maturité dans la majorité des organisations. Et 10 % supplémentaires ne savaient pas si ces données étaient correctement chiffrées.
Les données et les communications doivent elles-mêmes rester protégées, y compris celles liées au contrôle d’accès. C'est une illustration supplémentaire de l'intérêt de notre protocole SSCP et des mécanismes permettant de se protéger contre les attaques par relais et par rejeu.
L’IA offensive explose
Les attaques pilotées par l’IA ont progressé de 56 % en un an et représentent désormais plus d’une attaque malveillante sur quatre. Elles ajoutent en moyenne 1 million de dollars au coût d’une violation malveillante.
Conclusion
Qu’elle soit physique, cyber ou hybride, une attaque exploite toujours le maillon le plus faible. La protection des données doit reposer sur une chaîne de sécurité cohérente de bout en bout : contrôle des accès physiques, technologies de confiance, communications sécurisées et usages maîtrisés.

